Après avoir occupé les devants de la scène médiatique dans le cadre de l’affaire Carlos Ghosn, le constructeur automobile japonais fait à nouveau parler de lui.

La géant semble vouloir annoncer la suppression de plus de 10 000 emplois dans le monde pour tenter de redresser ses comptes, ont indiqué mardi 23 juillet l’agence Kyodo News et d’autres médias nippons, citant des sources internes à l’entreprise alliée avec le français Renault.

En mai dernier, lors de l’annonce de résultats annuels en net recul, le patron de Nissan, Hiroto Saikawa, avait déjà promis des « réformes drastiques » susceptibles d’affecter 4 800 postes. Au total, plus de 7 % des effectifs seraient concernés, le groupe employant 139 000 collaborateurs dans le monde. Nissan, qui forme avec Renault le premier groupe automobile mondial, devrait annoncer les suppressions d’emplois jeudi 25 juillet lors de la présentation de ses résultats trimestriels. Les coupes pourraient concerner des usines en Amérique du Sud et dans d’autres régions où la rentabilité de Nissan est faible, affirme Kyodo.

Lors de son exercice 2018 – 2019 clos fin mars, le partenaire de Renault au sein de l’alliance avait accusé une chute de 57 % de son bénéfice net, à 319 milliards de yens (2,5 milliards d’euros), au plus bas en près d’une décennie. Et il prévoit un nouveau plongeon de moitié cette année, à 170 milliards. L’entreprise a subi une chute de ses ventes aux États-Unis et en Europe et pâtit des tensions avec Renault, qui détient 43 % de son capital, nées de l’arrestation de son ancien patron Carlos Ghosn, qui l’avait sauvé de la faillite en 1999 avant de le diriger pendant quasiment 20 ans. Au cours de l’exercice 2018, les ventes mondiales de Nissan ont chuté de 4,4 % à 5,52 millions de véhicules. La baisse a été particulièrement prononcée en Europe (- 17,8 %) et aux États-Unis (- 9,3 %).

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