La Poste de l’Hexagone a annoncé jeudi de nouvelles augmentations de tarifs pour faire face à la baisse du courrier, dont des hausses de 10 % pour les timbres verts et rouges.

D’une manière générale, « les tarifs courriers augmenteront de 4,7 % en moyenne », a précisé la Poste.

L’an dernier, les timbres rouges et verts avaient déjà augmenté de 10 %.

L’opérateur postal justifie ces hausses de tarifs par la nécessité de conserver des recettes suffisantes pour financer son réseau de distribution de courrier sur le territoire, alors que les volumes de courrier baissent, frappés de plein fouet par l’essor des communications électroniques.

En 2018, la Poste a ainsi connu « la baisse la plus importante jamais constatée » du courrier, avec un recul de 7,3 % des volumes distribués.

Cette baisse des volumes de courrier dégrade les comptes de la Poste, qui a vu son bénéfice d’exploitation baisser de 11,8 % l’an dernier, malgré ses efforts pour se diversifier vers de nouvelles activités de services (code de la route ou veille sur les personnes âgées par exemple).

Les augmentations de tarifs s’inscrivent à l’intérieur d’un cadre pluriannuel jusqu’en 2022 contrôlé par l’Arcep, l’autorité de régulation des communications électroniques et de postes.

Ce plan, qui doit permettre un « partage des efforts entre l’entreprise et les consommateurs », plafonne la hausse annuelle moyenne des tarifs du service universel postal (courrier et colis) à 5 %, soit la progression moyenne annuelle depuis 2015.

Dans le détail, le 1er janvier 2020, le timbre rouge augmentera de 11 centimes à 1,16 euro, soit une hausse de 10,5 % exactement. Le timbre vert, le plus utilisé par les Français (65 % des envois), prendra 9 centimes à 97 centimes, soit une hausse de 10,2 %. Et le prix de la lettre internationale, désormais identique pour l’UE et le reste du monde, passera de 1,30 à 1,40 euro.

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