Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo s’est entretenu jeudi au téléphone avec son nouvel homologue britannique Dominic Raab, nommé la veille par le Premier ministre Boris Johnson, avec lequel il a évoqué la crise avec l’Iran.

Selon le département d’Etat américain, les deux ministres ont « discuté des priorités-clés » sur la scène internationale, « notamment de la manière de contrer les tentatives de l’Iran d’étendre son programme nucléaire ». La porte-parole de la diplomatie américaine Morgan Ortagus n’a en revanche pas mentionné, dans son compte-rendu de cet appel, la crise des tankers en cours, après la saisie par l’Iran d’un pétrolier battant pavillon britannique dans le détroit d’Ormuz qui fait suite à l’arraisonnement d’un navire-citerne iranien par les autorités britanniques au large de Gibraltar. Tout en affichant sa condamnation de la conduite iranienne, l’administration Trump a fait comprendre qu’il s’agissait avant tout du problème de Londres, qui a donc demandé le soutien des pays européens dans cette affaire. La manière dont Boris Johnson, nommé mercredi chef du gouvernement britannique, va gérer cette crise sera scrutée à la loupe. Considéré comme proche de Donald Trump, avec lequel il espère conclure un accord commercial pour compenser la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, va-t-il pour autant épouser la ligne très anti-Téhéran du président américain? Lorsqu’il était ministre des Affaires étrangères de Theresa May, en mai 2018, Boris Johnson était resté fidèle à la ligne européenne en menant une mission de la dernière chance à Washington pour tenter, en vain, de convaincre le milliardaire républicain de rester dans l’accord sur le nucléaire iranien. Mike Pompeo et Dominic Raab ont également évoqué la nécessité de « renforcer l’Otan en tant qu’alliance », selon la diplomatie américaine.

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