S’il n’a pas hérité des caractéristiques physiques propres à l’identité turque, l’ancien maire de Londres et nouveau premier ministre de sa majesté Elisabeth II, est bel et bien un descendant d’un dignitaire ottoman par sa mère, annonce aujourd’hui Armenews.com.

Bien connu pour ses facéties, il n’avait pas manqué de se faire remarquer, en 2016, également à l’occasion d’un concours organisé par le magazine britannique The Spectator qui promettait la somme de 1000 livres sterling à qui commettrait le poème le plus dégradant à l’égard du président turc Recep Tayyip Erdogan !

Le poème gagnant, signé Boris Johnson :

« Il était une fois un jeune gars d’Ankara,
qui était un fantastique branleur
Jusqu’à ce qu’il sema son avoine sauvage
Avec l’aide d’une chèvre mais il ne s’arrêta
pas pour la remercier »

Le lauréat s’était justifié ainsi de sa tirade : « Si quelqu’un veut faire une blague sur l’amour qui fleurit entre le président turc et une chèvre, il devrait pouvoir le faire, dans n’importe quel pays européen, y compris en Turquie »

Boris Johnson, dont les racines vont du Royaume-Uni en passant par la France et l’Allemagne, avait donc comme arrière-grand-père un journaliste ottoman du nom de Ali Kemal (Ali Riza), qui fut aussi ministre de l’éducation et l’ultime ministre de l’intérieur du dernier sultan Mehmet VI. Il avait participé au Comité Union et progrès, faisant des aller et retour entre Paris et Constantinople. Après s’en être détaché il s’opposa ensuite, dans ses écrits, à Kemal Ataturk et finit lynché et tué le 6 novembre 1922 par de jeunes officiers qui l’attendaient devant le quartier général du commandement.

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