Le commandant de police Didier Andrieux avait été filmé en janvier dernier en train d’asséner des coups de poing à un homme en marge de l’acte 8 des Gilets jaunes à Toulon. Six mois après, le parquet de la ville a ouvert une information judiciaire sous pression d’un rapport de l’IGPN.

Le 5 janvier dernier, le commandant de police Didier Andrieux avait été filmé en train de frapper un homme en marge d’une manifestation de Gilets jaunes à Toulon, dans le Var. Quelles sont les suites de l’affaire après plusieurs mois? Bien que l’IGPN ait conclu que le commandant n’avait pas agi «proportionnellement à la menace», le procureur a annoncé ouvrir une instruction, relate Libération.

«J’ai saisi un juge d’instruction pour violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique», a indiqué le procureur de la République de Toulon, Bernard Marchal, confirmant une information du journal.

«Il y avait un contexte insurrectionnel avant et après ces vidéos, dans lequel il était impossible d’interpeller quelqu’un sans violence», avait estimé le procureur Marchal, cité par le média, en réaction à la diffusion des vidéos du commandant. Face à cette vidéo ambigüe, il avait expliqué que ce manifestant était menaçant et avait notamment un tesson de bouteille en main.

Enquête de l’IGPN

Suite au rapport remis fin juin par l’IGPN, Bernard Marchal a décidé d’ouvrir une information judiciaire, raconte le journal. Selon Libération, la «police des polices» indique que l’homme frappé n’était pas porteur d’un objet dangereux et que les coups portés au visage par le policier n’étaient «ni proportionnés ni nécessaires».

L’enquête affirme aussi que les premiers coups portés par le commandant Andrieux sont légitimes, mais qu’il y a «deux coups pour lesquels l’IGPN n’a pas pu établir de manière certaine la légitimité», ce qui ne veut pas forcément dire qu’il y a faute, selon cette source.

«Bernard Marchal s’est finalement plié au constat de l’IGPN et a ouvert, le 24 juillet, une information judiciaire contre personne non dénommée pour violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique sur ces faits. Le policier pourrait donc prochainement être placé en garde à vue et mis en examen», conclut le journal.

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