Bien que le mouvement des Gilets jaunes ne cesse de décroître, Emmanuel Macron a affirmé que la «crise» n’était «pas du tout» terminée. Depuis Bormes-les-Mimosas, il a constaté des «problèmes profondes» «liés à l’injustice, aux difficultés économiques».

Au 3e jour de ses vacances au fort de Brégançon, les journalistes ont interrogé le Président de la République sur la question des Gilets jaunes, dont l’acte 37 a été marqué par une attaque contre la permanence d’un député LREM à Perpignan.

«Je ne pense pas que ce soit une crise. Il y a des problèmes profonds dans notre pays qui sont liés à l’injustice, aux difficultés économiques qu’on connaît depuis très longtemps, aux défis qu’on a devant nous, liés au vieillissement, au numérique, à l’écologie… Je pense que ceci crée des peurs. Notre défi c’est d’y répondre. Et je ne crois pas du tout que ce qui a créé une colère sincère d’une partie de la population soit derrière nous», a-t-il déclaré.

De plus, il a assuré continuer être «à la tâche» «avec beaucoup de détermination et d’humilité»: «Il faut redonner du sens à l’action. Il ne faut non pas chercher à éteindre les peurs mais redonner une perspective, un cap de ce qui est vivre ensemble entre Français de manière apaisée.»

Démission de Rugy

Également interrogé sur la démission de François de Rugy, M.Macron a mis en garde contre «les tweets, les polémiques, les invectives qui montent» et «parfois nous conduisent à agir et à surréagir», prônant «la modération».

Vacances à Brégançon

Depuis jeudi, le couple Macron se repose au fort de Brégançon bien que le Président de la République ait assisté aux funérailles de Béji Caïd Essebsi à Tunis.

Le 19 août, les Macron doivent recevoir Vladimir Poutine.

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