Une nouvelle manifestation pro-démocratie est prévue dimanche à Hongkong au lendemain de violents incidents lors desquels la police a utilisé gaz lacrymogènes et balles en caoutchouc contre les participants à un rassemblement de protestation interdit.

La police a autorisé pour dimanche après-midi un rassemblement statique dans un parc de Hongkong, mais elle a interdit la marche dans la ville que souhaitait effectuer l’opposition, ce qui ouvre la perspective de nouveaux affrontements.

Samedi, la police anti-émeutes a utilisé du gaz lacrymogène tout l’après-midi et dans la soirée à Yuen Long, une ville proche de la frontière chinoise, après des face-à-face tendus avec les manifestants, dont certains lançaient des projectiles et avaient encerclé une camionnette de la police. Des balles en caoutchouc ont également été tirées lors des affrontements, qui ont pris fin lorsque les policiers ont chargé à la matraque les derniers manifestants.

Des heurts violents ont eu lieu dans la gare de la ville, où l’on pouvait voir des mares de sang sur le sol. La police a fait état de 11 arrestations. Les sources hospitalières ont annoncé que 24 personnes avaient été blessées, précisant que la plupart avaient pu rentrer chez elles mais que deux étaient toujours dans un état grave. Les manifestants de samedi protestaient contre l’agression de militants pro-démocratie il y a une semaine par des hommes soupçonnés d’appartenir à des triades, des gangs violents.

Hongkong est plongé depuis sept semaines dans la pire crise de son histoire récente, avec de gigantesques manifestations pacifiques contre le gouvernement local pro-Pékin mais aussi des affrontements sporadiques entre contestataires radicaux et policiers.

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