L’Italie a notifié à l’Union européenne son engagement à terminer la liaison ferroviaire à grande vitesse entre Lyon et Turin, selon le président du Parlement européen David Sassoli. Cette annonce intervient sur fond de protestations contre ce projet controversé au sein de la coalition gouvernementale italienne.

L’Italie a informé l’Union européenne de son engagement à mener à terme la construction de la ligne à grande vitesse (LGV) Lyon-Turin, a annoncé samedi 27 juillet le président du Parlement européen David Sassoli.

«Une lettre du ministère des Transports est arrivée à l’UE par laquelle l’Italie s’engage à achever la ligne TGV. Bonne nouvelle, ainsi que le respect des engagements envers l’Europe», a-t-il indiqué sur son compte Twitter.

Pour relier les deux villes, il faudra percer un tunnel de 58 kilomètres de long à travers les Alpes.

Le feu vert au chantier a été donné mercredi 24 juillet par le Premier ministre italien Giuseppe Conte selon lequel «cela coûtera plus cher de l’arrêter que de l’achever». D’autant plus que l’Europe a consenti à accorder un financement supplémentaire ramenant le coût total pour l’Italie à 3,2 milliards d’euros au lieu de 4,7, tandis que l’abandon du chantier à ce stade aurait malgré tout coûté à l’Italie jusqu’à 2,5 milliards.

Répartition du financement

Selon Reuters, le chantier est financé à 40% par l’UE, à 35% par l’Italie et à 25% par la France. Le coût du tunnel seul est évalué à huit milliards et demi d’euros.

L’accord sur la reprise de la construction est intervenu après que Bruxelles a offert de porter sa part du financement de 40% à 55%.Une fois le chantier terminé, le temps de trajet entre Milan et Paris passera de près de sept heures à seulement quatre heures, selon les estimations.

Objet de controverse

Cette liaison fait l’objet de controverses au sein de la coalition gouvernementale italienne.
Reuters rappelle que le Mouvement 5 Étoiles (M5S) se montre hostile à cette entreprise, affirmant que l’Italie devrait concentrer ses ressources sur l’amélioration de son propre réseau ferroviaire, tandis que la formation de Matteo Salvini, La Ligue, est favorable à son achèvement.

Entre-temps, des milliers d’Italiens ont protesté samedi 27 juillet dans la région du Piémont contre la décision du gouvernement de reprendre les travaux sur cette liaison à grande vitesse, rapporte Euronews.

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