L’Italien Sandro Gozi, ex-secrétaire d’État chargé des affaires européennes sous Renzi, va être nommé au cabinet d’Édouard Philippe. En avril dernier, l’agence Ansa affirmait qu’il était sous le coup d’une enquête de police «pour une activité de conseil qui s’est révélée ensuite fictive». Des accusations qui ont été démenties par l’homme politique.

Alors que l’ancien secrétaire d’État italien aux Affaires européennes Sandro Gozi va prochainement rejoindre le cabinet d’Édouard Philippe à Matignon en tant que chargé de mission, des publications controversées concernant ses activités passées resurgissent sur le Net.

Ainsi, en avril dernier, l’agence de presse italienne Ansa avait annoncé que Sandro Gozi serait suspecté d’avoir mené une activité de conseil «fantôme» pour la Banque centrale de Saint-Marin, ce qui lui aurait rapporté 220.000 euros.

Selon l’agence italienne, M.Gozi aurait ainsi incité le «conseil directif de la Banque centrale de Saint-Marin» à signer un contrat avec lui, «pour une activité de conseil qui s’est révélée ensuite fictive». Cette activité de conseil aurait concerné «l’adaptation des lois de Saint-Marin afin d’harmoniser les rapports avec l’UE et les institutions étrangères».

Sandro Gozi a démenti ces accusations qui, selon lui, visaient à le «discréditer» après l’annonce de sa candidature aux élections européennes.

«Personnellement, je peux affirmer avec certitude que je n’ai pas reçu d’informations judiciaires à ce sujet. Cela ne me surprend pas. En fait, l’activité de conseil dont nous parlons ne peut se livrer à aucune critique car elle relève de mon domaine professionnel habituel et cette mission m’a été confiée par le conseil d’administration de la Banque centrale de Saint-Marin, dans le strict respect de ses procédures», a-t-il réagi dans la presse italienne, cité par Libération.

Nouveau chargé de mission

Sandro Gozi, âgé de 51 ans, avait été élu en 22e position sur la liste de la majorité aux dernières élections européennes. Il fait partie des cinq eurodéputés en France qui prendront leurs fonctions une fois le Brexit consommé et le contingent britannique au Parlement européen parti.

D’ici là, M.Gozi sera chargé auprès du Premier ministre du suivi de la mise en place des nouvelles institutions européennes et des relations avec le Parlement européen, «dans le contexte du démarrage d’un nouveau cycle politique au niveau de l’Union européenne», a indiqué Matignon.

Proche de Romano Prodi, dont il était un collaborateur à la tête de la Commission européenne, M.Gozi a exercé comme secrétaire d’État du gouvernement de Matteo Renzi en Italie entre 2014 et 2018.

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