Les relations entre l’Autorité palestinienne et les autorités israéliennes se sont fortement dégradées, et la semaine passée, après les démolitions de logements de Palestiniens par Israël au sud de Jérusalem, Mahmoud Abbas a annoncé mettre fin à tous les accords avec l’État hébreu.

L’Autorité palestinienne comprend assez bien que la poursuite de la coopération notamment en matière de sécurité avec Israël n’est pas seulement dans l’intérêt de l’État hébreu, mais aussi dans l’intérêt des Palestiniens, a déclaré Kobi Michael, chercheur principal à l’Institut d’études sur la sécurité nationale de l’université de Tel Aviv, commentant les conséquences éventuelles de la décision déclarée du Président palestinien de mettre fin à tous les accord avec Israël.

«Je ne vois pas de remplacement aux accords signés, à savoir les accords d’Oslo, et je pense que si les Palestiniens réalisent leur menace de mettre fin à leurs relations avec Israël, ils créeront un vide qui ne sera rempli par aucun autre accord. Aussi, mettent-ils en danger leur existence politique, je veux dire l’existence politique de l’Autorité palestinienne en tant que telle», a indiqué l’interlocuteur de l’agence.

Selon ce dernier, rien n’assure d’ailleurs que cette remise en cause des accords de paix soit suivie d’effets.

«Je crois par ailleurs qu’Israël ne réagira pas publiquement ou officiellement à ces dernières déclarations faites par Abou Mazen [Mahmoud Abbas]», a poursuivi l’Israélien.

Et de souligner que les accords d’Oslo étaient un gage de stabilité pour la région.

Israël et les Palestiniens sont liés par des accords bilatéraux dans des domaines allant de la gestion de l’eau à la sécurité. Si les Palestiniens cessent de les appliquer, cela pourrait avoir des conséquences notamment sur la sécurité en Cisjordanie, un territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967.

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