Les dizaines de migrants bloqués au large de l’Italie ont débarqué le 31 juillet grâce à un accord pour les répartir entre cinq pays européens et l’Église italienne. La France a précisé qu’elle accueillerait 30 personnes, à condition que ce soit «des réfugiés et non des migrants économiques».

Les 116 hommes bloqués depuis cinq jours sur le Gregoretti, un navire des gardes-côtes italiens, ont débarqué mercredi après-midi dans le port militaire d’Augusta (Sicile) et ont été conduits dans le centre d’accueil et d’identification (hotspot) de Pozzallo, un peu plus au sud.

Ces migrants et les mineurs précédemment débarqués doivent ensuite être répartis entre l’Allemagne, le Portugal, la France, le Luxembourg, l’Irlande et l’Église d’Italie, ont annoncé M. Salvini et un porte-parole de la Commission européenne.

«Une solution européenne a été trouvée pour les femmes et les hommes bloqués sur le navire Gregoretti», s’est félicité M. Macron sur les réseaux sociaux. «Ils vont débarquer en Italie, puis seront accueillis dans 6 pays, dont la France. Notre pays est fidèle à ses principes: responsabilité, solidarité et coopération européenne».

La France a précisé qu’elle accueillerait 30 personnes, à condition que ce soit «des réfugiés et non des migrants économiques».

L’Église d’Italie se prépare pour sa part à recevoir 50 personnes dans son centre de premier accueil de Rocca di Papa, au sud de Rome.La fermeté affichée par M. Salvini envers les migrants secourus par les ONG ou même par des policiers ou garde-côtes italiens n’empêche pas les arrivées en Italie, précise l’AFP. Selon son ministère, plus de 3.700 migrants sont arrivés cette année sur les côtes italiennes, dont 950 en juillet.

Comme avant le lancement des premières opérations de secours fin 2013, la plupart arrivent directement sur les côtes, souvent après plusieurs jours en mer à bord de voiliers depuis la Turquie, de barques ou de canots pneumatiques depuis la Libye ou la Tunisie.

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