Tess fête son premier anniversaire. Le Transiting Exoplanet Survey Satellite est chargé par la Nasa de traquer les exoplanètes, ces planètes situées hors de notre système solaire. Et, parmi elles, les exoterres, évidemment.

Tess a repéré un système planétaire triple à 73 années-lumière de chez nous. Et une exoplanète qui gravite autour de trois étoiles à 22,5 années-lumière. Ce qui porte à 4 025 le nombre de ces mondes possibles.

Ce n’est plus tout à fait de la science-fiction – et pas encore une réalité. Il n’empêche : chaque jour qui passe, les scientifiques de la Nasa découvrent davantage d’exoplanètes, autrement dit de mondes possibles (« alien-worlds ») hors de notre système solaire.

Ils sont depuis un an aidés par un outil formidable, baptisé Tess, pour Transiting exoplanet survey satellite. En orbite autour de la Terre, Tess peut pointer ses objectifs au sein de notre Voie lactée, traquant inlassablement les exoplanètes si difficiles à détecter depuis la surface de notre monde, atmosphère oblige.

Son rayon d’action ? 300 années-lumière autour du Soleil. À l’échelle de l’Univers, une goutte d’eau (pour rappel, notre Voie Lactée mesure environ 100 000 années-lumière de diamètre). Mais pour nous, une potentialité colossale.

Les exoplanètes, ce sont tout simplement les planètes qui orbitent hors de notre système solaire. Et, parmi elles, les exoterres sont évidemment les plus recherchées : ce sont celles qui se rapprochent le plus de la nôtre – diamètre, composition, distance à l’étoile autour de laquelle elle gravite…

Coup sur coup, Tess a découvert deux systèmes intéressants très différents, l’un à 73 années-lumière, l’autre à 22,5 années-lumière de chez nous. Ils n’ont qu’un point commun : le mot « triple ».

Le premier comprend en effet un système planétaire triple, donc trois exoplanètes tournant autour d’une étoile. L’autre, une exoplanète gravitant autour d’un système stellaire triple, donc trois étoiles liées gravitationnellement entre elles.

Le premier, donc, est situé dans la constellation du Peintre, à 73 années-lumière d’ici. Il est constitué d’une étoile, une naine rouge environ 40 % plus petite que notre Soleil et 3 fois moins chaude à sa surface. Autour d’elle gravitent trois exoplanètes, deux « mini-Neptune » et une « super-Terre ».

Curieusement, c’est l’une des « mini-Neptune » qui intéresse les scientifiques de la Nasa, car sa température de surface est estimée à 66 °C. Potentiellement habitable, donc. Potentiellement dotée d’eau liquide, aussi.

Le second système est composé de trois étoiles centrales, trois naines rouges situées à un peu plus de 22 années-lumière de notre Terre. Une exoplanète gravite au sein de cette triplette – imaginez : depuis la surface, on peut voir trois soleils, Star Wars n’est vraiment pas loin…

Cela dit, elle est intéressante car elle est à peine plus grande que notre terre, et plus lourde. Donc rocheuse, pas gazeuse. Et d’après les chercheurs, elle est bien pourvue d’une atmosphère. Cela dit, la température à sa surface est d’environ 155 °C…

Quoi qu’il en soit, la Nasa affirme aujourd’hui avoir repéré et commencé à étudier 4 025 exoplanètes « confirmées » : 1 358 de type Neptune, 1 259 super-Terres, 1 241 géantes gazeuses, 161 exoterres et 6 d’un type inconnu.

Reste le dernier palier à franchir : trouver, sur l’une de ces exoplanètes, une de ces exoterres, une « biosignature convaincante ». Autrement dit, une trace de vie indiscutable.

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