Le mot «attentat» utilisé par Christophe Castaner à l’égard des actes de vandalisme visant des permanences de députés LREM a suscité la polémique.

S’exprimant sur la récente dégradation de la permanence du député LREM Romain Grau, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a évoqué un «attentat», alors que l’incident est toujours considéré par la justice comme un saccage.

«Le principe de l’attentat, c’est de préparer l’acte. Là, on a des gens qui sont venus avec des bidons d’essence. Ils s’étaient équipés et ont tenté notamment d’attenter à la vie d’un parlementaire présent dans la permanence», a fait valoir le ministre en déplacement à Perpignan (Pyrénées-Orientales).

Plusieurs locaux de députés de La République en marche ont été visés ces derniers jours par des actes de vandalisme suite à la ratification du traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada (CETA). Dans ce contexte, M.Castaner a fait part de son soutien aux «autres victimes d’attentats tels que celui qui a été commis samedi dernier», selon les médias français.Ses déclarations ont provoqué la réaction amère d’une rescapée de l’attentat du Bataclan, le 13 novembre 2015, qui avait fait 90 morts et des centaines de blessés:

Pour sa part, le porte-parole du Rassemblement national Sébastien Chenu a estimé sur BFM TV que le ministre «essayait de justifier lui-même un mot qui résonne autrement dans l’imaginaire collectif»:

La fédération rennaise de La France Insoumise voit dans l’emploi de ce terme l’«injonction émotionnelle disproportionnée d’un pouvoir répressif et autoritaire»:

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