Washington se retire officiellement vendredi du traité de désarmement nucléaire FNI entre la Russie et les États-Unis. La fin de cet accord, conclu pendant la Guerre froide, devrait entraîner une nouvelle course aux armements.

C’est la fin du contrôle traditionnel des armes nucléaires hérité de la guerre froide. Les États-Unis sortent officiellement vendredi 2 août du traité de désarmement FNI, accusant Moscou de l’avoir violé pendant des années, ce qui ouvre la voie à une nouvelle course aux armements dirigée contre la Russie, mais surtout contre la Chine.

« Le traité FNI nous a été utile, mais il ne fonctionne que si les deux parties le respectent », a indiqué récemment le nouveau chef du Pentagone, Mark Esper. « Les États-Unis vont respecter le traité et toutes leurs obligations jusqu’au 2 août, après quoi nous ferons ce qui est dans notre intérêt », a-t-il précisé devant les élus du Sénat.

Le 1er février, les États-Unis avaient lancé la procédure de retrait de cet accord bilatéral signé pendant la Guerre froide, procédure qui s’étend sur six mois.

Le président russe Vladimir Poutine a ratifié le 3 juillet la suspension de la participation de la Russie et faute d’évolution, le retrait des deux pays provoque la fin du traité FNI qui, en abolissant l’usage de toute une série de missiles d’une portée variant de 500 à 5 500  km, avait permis l’élimination des missiles balistiques SS20 russes et Pershing américains déployés en Europe.

« Le monde va perdre un outil précieux contre la guerre nucléaire », a regretté jeudi le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. « Cela va probablement renforcer, et non affaiblir, la menace posée par les missiles balistiques. »

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