L’action contre le CETA à Toulouse ne laissera pas impunis les agriculteurs ayant déversé du fumier devant la préfecture: le maire Jean-Luc Moudenc va facturer à la FDSEA le nettoyage estimé à 5.000 euros.

Le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, n’a pas beaucoup apprécié l’action des agriculteurs de la FDSEA qui ont déversé des tonnes de fumier devant la préfecture en plus de viser les permanences de deux députés LREM.

Dans un communiqué publié au lendemain des faits, il a évoqué des «actes de vandalisme» pour lesquels une facture de nettoyage s’élevant à 5.000 euros sera envoyée aux agriculteurs.

«Je condamne fermement ces agissements. La liberté d’expression est un droit inaliénable. Je regrette profondément que pour s’en prévaloir, certains s’affranchissent de toute considération vis-à-vis d’autrui et en viennent à nier la démocratie», a-t-il déclaré. «Le surcoût occasionné par ces interventions, estimé à ce jour à près de 5.000 euros, sera donc refacturé à la FDSEA.»

Selon le maire, «il revient aux organisateurs de ce type d’actions d’assumer leurs responsabilités vis-à-vis de la collectivité».

Plusieurs dégradations

Pas moins de 15 locaux de parlementaires de la majorité ont été pris pour cible ces derniers jours. Outre Corinne Vignon et Monique Iborra, la permanence de Stanislas Guerini, patron de LREM, a été vandalisée dans la nuit du 31 juillet au 1er août à Paris.

De son côté, Christophe Castaner a qualifié les dégradations d’une permanence LREM d’«attentat», expliquant le choix de ce terme par le fait que l’acte était prémédité.

Ratification du CETA

L’Assemblée nationale a approuvé mardi la ratification du CETA, avec 266 voix pour, 213 contre et 74 abstentions. Neuf députés LREM ont voté contre et 52 se sont abstenus.

Concrètement, le CETA, qui concerne au total 510 millions d’Européens et 35 millions de Canadiens, supprime les droits de douane sur 98% des produits échangés entre les deux zones, élargit certains services à la concurrence et renforce la coopération en matière réglementaire.Il permet aussi la reconnaissance de 143 produits d’origine géographique protégée (AOP) au Canada, dont l’agriculture gagne à l’inverse un accès accru au marché européen. «C’est la reconnaissance de notre modèle agricole français et européen», s’est félicité M.Lemoyne.

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