Des milliers de touristes et de pèlerins ont cherché samedi à quitter le Cachemire, suite à l’annonce gouvernementale de risques d’attaques « terroristes » dans cette région du nord de l’Inde.

En même temps, l’Inde a dépêché des milliers de militaires en renfort dans cette région, à majorité musulmane, également revendiquée par le Pakistan.

De nombreux touristes inquiets, dont des étrangers, ont tenté de quitter le pays en bus pendant que d’autres se précipitaient à l’aéroport de Srinagar, la principale ville du Cachemire.

Le pélerinage de Amarnath Yatra attire des centaines de milliers de pélerins hindous au Cachemire en cette saison. Mais les cérémonies ont été annulées en raison des menaces de troubles. Un autre pélerinage, moins important, le Machail Mata Yatra, dans la région du Jammu, a également été annulé samedi.

« Les voyageurs qui devaient prendre leur vol de retour dans les jours à venir sont arrivés paniqués à l’aéroport aujourd’hui », a expliqué le responsable d’une compagnie aérienne desservant la ligne Delhi-Srinagar. « C’est le chaos », a-t-il dit.

L’Inde et le Pakistan se disputent le Cachemire depuis la partition de l’empire colonial britannique en 1947 et se sont affrontés dans deux guerres au sujet de cette région. Armées indienne et pakistanaise échangent presque chaque jour des tirs de mortier par-dessus la ligne de cessez-le-feu, qui marque une frontière de fait entre les deux parties du Cachemire.

Une insurrection séparatiste fait également rage depuis 1989 au Cachemire indien et a coûté la vie à plus de 70 000 personnes, principalement des civils. New Delhi accuse son voisin de soutenir en sous-main les groupes armés à l’oeuvre dans la vallée septentrionale de Srinagar, ce que le Pakistan a toujours démenti.

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