D’après un sondage IFOP, un nombre croissant de français, appartenant aux classes moyennes et populaires, doivent renoncer à partir en vacances car ils n’en ont plus les moyens. Une fracture symptomatique qui vient s’ajouter à celles déjà mises en lumière ces derniers mois par la crise des gilets jaunes notamment.

«Selon notre étude, 40 % des Français ont renoncé plusieurs fois à partir sur les cinq dernières années».

Une part croissante des Français les moins aisés n’iront pas se reposer à la campagne ou respirer l’air de la mer durant ces vacances d’été. Essentiellement à cause du coût de celles-ci. C’est en tout cas ce que révèle Sondage Ifop pour l’UNAT et la Fondation Jean-Jaurès sur les inégalités dans les départs en vacances des Français. Menée par David Nguyen et Jérôme Fourquet auteur de « l’archipel français », cette enquête met en lumière un écart générationnel, social et territorial qui se creuse entre les Français.

L’étude, faite sur un échantillon de 1003 individus, indique que 59% des français catégorisés comme « pauvres » ont souvent dû renoncer à un départ en vacances pour des raisons financières ces 5 dernières années. À l’opposé, seulement 11% de la catégorie aisée a dû faire ce sacrifice. Plus surprenant encore, la division entre les classes moyennes supérieures et inférieures comme l’analysent les responsables de l’enquête :

«On constate ici que le niveau d’accès aux vacances d’été constitue une véritable ligne de faille sociologique au sein de la vaste classe moyenne. Le taux de renoncement passe de 48 % dans la partie inférieure de la classe moyenne à 21 % dans sa partie supérieure. Le corps central de la société n’a dès lors plus un rapport homogène à une pratique pourtant cruciale de la vie moderne».

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