Une Française a sollicité le Président Macron pour qu’il l’aide à ramener d’Algérie ses deux garçons «enlevés et retenus» par son ex-mari de nationalité algérienne. Toutefois, l’absence de convention d’extradition entre la France et l’Algérie pose problème.

Agnès Lesale, mère française de quatre enfants divorcée d’un Algérien, mène un combat acharné depuis le 13 février pour rapatrier d’Algérie ses deux fils aînés de 8 et 5 ans, enlevés et retenus par leur père. Exaspérée par la non-existence de convention d’extradition entre la France et l’Algérie relative à ce genre de cas, Mme Lesale a interpellé le Président Emmanuel Macron pour qu’il lui vienne en aide, a rapporté RTL France.

«Au mois de février, mon ex-mari a pris les enfants pour les vacances, mais il ne les a jamais ramenés», a expliqué cette mère de 42 ans, précisant qu’elle avait déposé une plainte à la police et que ses deux fils avaient été enregistrés au fichier national des enfants disparus. «Mais la police m’a dit que maintenant qu’il était en Algérie, elle ne pouvait plus rien faire», a-t-elle ajouté. Face à cette situation, elle a décidé d’écrire à Emmanuel Macron, «mon dernier recours car je ne sais plus quoi faire».

«Je vous demande par la présente de bien vouloir me venir en aide pour retrouver mes enfants car je n’ai plus aucun moyen de les retrouver ou même de les joindre pour prendre de leurs nouvelles», a-t-elle annoncé dans sa lettre adressée au Président. «En attendant, je suis anéantie. Dans l’appartement, c’est comme un grand vide. Je ne sais pas si je vais survivre longtemps à cette situation», a-t-elle conclu.

Me Richard Sedillot, avocat en droit international de la famille représentant Agnès Lesale, a déclaré à la presse que «les ministères [de la justice des deux pays, ndlr] peuvent mettre en œuvre à la demande de l’avocat de la victime de l’enlèvement une médiation internationale». «Les choses peuvent aussi se résoudre au niveau bilatéral, d’un ministère à l’autre», a-t-il précisé.La France a, pour les cas juridiques d’enlèvement parental, des conventions d’extradition avec le Maroc et la Tunisie mais pas avec l’Algérie.

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