L’économie parisienne «semble atteindre ses limites», estime la Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques dans son étude publiée le 8 août. Selon elle, parmi les causes figurent le budget de la Ville de Paris qui dépasse 9 milliards d’euros ou «bien encore» le statut «très généreux» de ses 52.000 agents.

Avec une gestion budgétaire et des politiques publiques «de plus en plus coûteuses», l’économie de la capitale parisienne «semble atteindre ses limites», estime la Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques (iFRAP).

Une telle tendance est observée en dépit du fait que, pour combler ses dépenses qui ne cessent de grimper, la municipalité parisienne augmente ses prélèvements auprès des entreprises et des particuliers, et vend certains bijoux publics (le patrimoine de la mairie est estimé à 35 milliards d’euros).

«Mais son fort potentiel d’attractivité se traduit aujourd’hui par une gestion budgétaire et des politiques publiques de plus en plus coûteuses: les impôts et taxes atteignent 1.935 euros par habitant et l’endettement de la ville culmine à 6 milliards d’euros. Et malgré cela, l’économie parisienne semble atteindre ses limites, notamment en matière de transports et de logement», précise l’étude.

La capitale la plus administrée

En effet, la mairie de Paris représente aujourd’hui une entité publique endettée à 5,7 milliards d’euros, soit 2.835 euros par habitant. En 2013, la somme était de 1.636 euros et il y a 18 ans, de 507 euros.

Les dépenses de la municipalité, quant à elles, représentent 9,4 milliards d’euros en 2018, dont 7,8 milliards de dépenses de fonctionnement, en hausse de 35 % depuis 2010, précise l’étude.Selon elle, 52.000 agents sont embauchés pour la Ville de Paris contre 40.300 en 2000. Ainsi, Paris est l’une des capitales européennes les plus administrées.

«Un agent pour 43 habitants à Paris, un pour 107 à Londres. Les charges de personnel sont les premières dépenses de fonctionnement avec 2,4 milliards d’euros», explique le think-thank.

Plus que ça, précise l’étude, le statut de Paris et de ses agents est «dérogatoire au droit commun» et est «largement critiqué» à cause du temps de travail, de congés, d’effectifs et de collaborateurs de cabinet.

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