On a beaucoup parlé, à tort ou à raison, du lointain ancêtre ottoman de l’actuel premier ministre britannique, le très populiste Boris Johnson, dont l’arbre généalogique, comme celui de tant de Britanniques d’ailleurs, héritiers d’un immense empire colonial, doit avoir d’autres branches ailleurs, si l’on cherche bien.

La question des origines n’a pas besoin d’être posée en tout cas pour le toutn nouvel ambassadeur de Grande-Bretagne en Arménie, dont le nom même trahit l’appartenance à la communauté arménienne. Alan Gogbashian a été en effet nommé lundi 12 août au poste d’ambassadeur de Grande-Bretagne à Erevan, où il remplace Judith Farnworth, une diplomate de carrière qui occupait le poste depuis 4 ans. A.Gogbashian a occupé quant à lui différents postes au sein du Foreign Office depuis 2014. Il a été aussi chef adjoint à la mission diplomatique britannique au Maroc de 2011 à 2014. Il va sans dire que le bureau de Zareh Sinanyan, nommé depuis peu par le premier ministre arménien au tout nouveau poste de commissaire général des affaires de Diaspora en Arménie , lui-même étant un ancien conseiller municipal de Glendale, en Californie, a salué en termes à peine voilés et fotrt diplomatiques, la nomination de A. Gogbashian.

“C’est la première fois qu’un Arménien de la Diaspora sera ambassadeur en Arménie”, s’est félicité son service sur sa page Facebook. Cette nomination coïncide avec la, dernière visite du président Armen Sarkissian à Londres, où il fut des années durant ambassadeur de l’Arménie avant que l’ancien président arménien Serge Sarkissian (sans lien de parenté) le fasse élire à la présidence de l’Arménie. Le service de presse de la présidence arménienne a fait savoir lundi qu’il avait « rencontré plusieurs hauts responsables britanniques » durant cette visite, sans toutefois les citer. A.Sarkissian, 66 ans, qui s’est constitué un solide réseau de connaissances au Royaume Uni – jusqu’au prince Charles qu’il avait accompagné dans sa visite en Arménie il y a quelques années-, où il a longtemps résidé, en qualité de diplomate ou d’homme d’affaires, ce qui lui a valu en 2002 la citoyenneté britannique à laquelle il a renoncé en 2012, avait exprimé la disposition de l’Arménie à renforcer ses liens avec la Grande-Bretagne en félicitant Boris Johnson pour sa nomination au poste de premier ministre à la succession de Teresa May en juillet. Par ailleurs, lundi 12 août, l’ambassade britannique à Erevan saluait un développement “substantiel” des relations commerciales entre les deux pays, en soulignant la hausse des investissements britanniques en Arménie au cours des 4 dernières années dans des secteurs tels que les ICT, l’industrie pharmaceutique et l’exploitation minière ». Et l’ambassade britannique estimait que l’Arménie avait tout le potentiel pour encourager d’autres investissements britanniques et resserrer les liens commerciaux, tout en exprimant sa disposition à aider l’Arménie à devenir un « pays démocratique, prospère et développé »… même si, en termes de démocratie, l’Arménie pourrait peut-être se passer du concours de B. Johnson.

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