Selon le porte-parole de la diplomatie iranienne, Téhéran n’a pas donné de garanties concernant le fait que le pétrolier Grace 1, arraisonné au large de Gibraltar, ne se dirigerait pas vers la Syrie. Pourtant, le gouvernement de l’île a indiqué avoir reçu la promesse écrite de l’Iran qu’il n’y enverrait pas ses barils.

Téhéran n’a pas promis que le pétrolier iranien relâché par Gibraltar n’irait pas en Syrie, a déclaré vendredi 16 août le porte-parole de la diplomatie iranienne, Abbas Moussavi, cité par le site de la chaîne de télévision d’État Irib. 

Le gouvernement de Gibraltar a cependant annoncé jeudi 15 août avoir reçu la promesse écrite de Téhéran qu’il n’enverrait pas en Syrie ses barils. La Cour suprême du territoire britannique a donc levé l’immobilisation du Grace 1.

«L’Iran n’a donné aucune garantie concernant le fait que le navire Grace 1 n’irait pas en Syrie», a-t-il assuré. «La destination du pétrolier n’était pas la Syrie (…) et même si c’était le cas, cela n’est l’affaire de personne», a annoncé à son tour M. Moussavi.

Jeudi 4 juillet, les autorités de Gibraltar ont soupçonné le pétrolier iranien Grace 1 de transporter du pétrole iranien jusqu’en Syrie, contrevenant de fait aux sanctions qui frappent ce pays.

Au cours de l’enquête, le capitaine du navire, son second et deux membres d’équipage ont été interpellés par la police.

L’ambassadeur de l’Iran à Londres, Hamid Baeidinejad, a déclaré jeudi 15 août que le Grace 1 quitterait bientôt Gibraltar.

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