La justice a refusé à Tariq Ramadan sa demande de modification de son contrôle judiciaire pour pouvoir se rendre ponctuellement à son domicile londonien. L’islamologue est mis en examen pour deux viols qu’il nie avoir commis. Il est également visé par deux autres plaintes pour viols.

L’islamologue suisse Tariq Ramadan, interdit de quitter la France en raison de sa mise en examen pour deux viols qu’il conteste, s’est vu refusé vendredi par la justice l’autorisation de se rendre au Royaume-Uni, annonce l’AFP se référant à l’avocat de l’intellectuel.

Libéré mi-novembre après quasi dix mois de détention, M. Ramadan, demandait une modification de son contrôle judiciaire pour pouvoir se rendre ponctuellement à son domicile londonien afin de «reprendre sa vie professionnelle, médicale et familiale», selon son avocat Me Emmanuel Marsigny.La juge d’instruction parisienne chargée des investigations avait refusé le 22 juillet cette demande de l’islamologue, qui avait fait appel.

Pour défendre son recours, Tariq Ramadan s’est présenté vendredi 30 août en personne devant la cour d’appel de Paris, mais la chambre de l’instruction a refusé qu’il assiste à l’audience. Elle a finalement confirmé le rejet initial de la juge.

Accusations de viol

Figure longtemps influente mais controversée de l’islam européen, Tariq Ramadan est mis en examen depuis février 2018 pour le viol de deux femmes. Il avait d’abord nié tout rapport sexuel avec les deux premières plaignantes, avant d’être contredit par l’enquête et plaide depuis un an des «relations consenties». 

Il est également visé par deux autres plaintes pour viols, déposées en mars 2018 et juillet dernier, des faits pour lesquels il n’est pas poursuivi à ce jour.

Accusé également de viol par une femme en Suisse, il doit être entendu cet automne à Paris par un procureur de Genève.

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