Israël a levé une restriction sur le carburant livré à la bande de Gaza, essentiel pour alimenter l’enclave palestinienne en électricité, une semaine après avoir réduit le flux de moitié après une série d’incidents violents, selon un responsable israélien.

The gas pumping station at Pisarevka, Russia, is seen Tuesday, Jan. 13, 2009. EU Commission President Jose Manuel Barroso has complained directly to Russian Prime Minister Vladimir Putin over the lack of natural gas flowing to Europe. Russia cut off gas supplies to Europe on Wednesday amid a pricing dispute with neighboring Ukraine. Russia restarted gas flows to Europe on Tuesday morning, but is now claiming that Ukraine has blocked that gas from reaching Europe.(AP Photo/Svetlana Kozlenko)

L’organe israélien chargé des opérations civiles dans les Territoires palestiniens (Cogat) avait annoncé le 26 août réduire de moitié les livraisons de carburant à Gaza après que des roquettes aient été tirées depuis l’enclave sur le territoire israélien la veille. Ce lundi, un responsable de la défense israélienne a déclaré sous le couvert de l’anonymat que la restriction sur le carburant avait été levée dimanche 1er septembre.

Les livraisons de carburant sont essentielles pour alimenter l’unique centrale électrique de la bande de Gaza soumise à un blocus israélien. Israël justifie le blocus par la nécessité de contenir le mouvement islamiste Hamas, qui dirige l’enclave et auquel il a livré trois guerres depuis 2008. Pour les observateurs critiques de la politique d’Israël, cela revient à une punition collective contre les habitants de Gaza. Les livraisons de carburant, qui sont coordonnées avec les Nations unies et payées par le Qatar, ont été convenues fin 2018 dans le cadre d’un accord de trêve entre Israël et les dirigeants du Hamas. Selon l’ONU, elles ont amélioré l’alimentation en électricité des Gazaouis qui reçoivent actuellement environ 10 heures de courant par jour, contre un minimum de quatre heures auparavant.

Après un mois d’accalmie, les tirs de roquettes depuis la bande de Gaza, où vivent deux millions de Palestiniens, ont repris mi-août. A ces tirs s’ajoutent des tentatives d’infiltration en Israël de Palestiniens armés, parfois même de lance-roquettes. Israël a répliqué soit en ouvrant le feu sur les hommes qui tentent de franchir la barrière de sécurité, soit en bombardant des «sites» du Hamas, qu’il tient pour responsable des tirs de roquettes en tant que mouvement dirigeant le territoire. Le 27 août, l’armée israélienne a bombardé un poste militaire du Hamas à Gaza, après le tir d’un obus de mortier sur Israël.

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