L’Iran n’envisage pas de réviser l’accord nucléaire de 2015, a déclaré le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif en visite à Moscou. Le document a été fragilisé par le retrait américain et l’Iran promet de s’en désengager encore davantage le 6 septembre.

Le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Zarif a réitéré son refus de réviser l’accord nucléaire de 2015, mettant en garde contre les éventuelles conséquences de ce geste.

«Il n’est pas question de revoir JCPOA [l’accord nucléaire de 2015, ndlr], nous savons tous les deux – comme nous sommes impliqués dans les négociations dès le début – qu’il est impossible d’ouvrir cette boîte de Pandore et de la refermer», a déclaré M.Zarif en visite à Moscou ce lundi 2 septembre pour négocier avec son homologue russe.

Lors d’un entretien téléphonique qui a eu lieu samedi 31 août, le Président iranien Hassan Rohani a averti Emmanuel Macron que l’Iran continuerait de prendre ses distances avec l’accord nucléaire de 2015 si l’Europe ne respecte pas ses propres engagements, a indiqué la présidence iranienne.

Nucléaire iranien

En mai 2018, les États-Unis sont sortis de l’accord international conclu à Vienne visant à empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire, et ont réimposé de lourdes sanctions qui asphyxient l’économie iranienne.Téhéran a répliqué en s’affranchissant progressivement de certains engagements de l’accord et tente depuis de convaincre les Européens parties à cet accord (France, Grande-Bretagne, Allemagne) de prendre des mesures concrètes pour passer outre aux sanctions américaines, notamment pour exporter son pétrole.

L’Iran promet de se désengager davantage le 6 septembre. Téhéran pourrait alors relever à 20% son degré d’enrichissement ou redémarrer ses centrifugeuses actuellement à l’arrêt.

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