Au Maroc, après le choc provoqué par le viol d’une fillette de cinq ans, des organisations locales de défense de droits de l’Homme et de l’enfance ont suggéré «une castration chirurgicale» des violeurs, comme peine minimale pour sanctionner leur crime, a indiqué la presse locale.

Le Maroc a été secoué la semaine dernière suite au viol d’une petite fille de cinq ans par un membre de sa famille, dans la région d’Ouezzane, dans le nord-ouest du pays. Le choc et l’indignation suscités par ce crime a incité des associations marocaines de défense des droits de l’Homme et de l’enfance à demander aux autorités de punir le violeur avec une extrême sévérité.

La première à être montée au créneau est la Ligue marocaine de défense des droits de l’Homme (LMDH). Son bureau régional de la ville d’Ouezzane, auprès duquel le père de la victime s’était plaint, a plaidé pour un extrême durcissement des peines requises contre les violeurs d’enfants. À cet effet, il a proposé la «castration chirurgicale» des criminels, selon le site d’information Hespress.Pour sa part, l’association marocaine de défense des droits de l’enfant Matkich Waldi (Touche pas à mon enfant, en arabe) a publié un communiqué condamnant fermement ce crime et appelant à l’application de la peine capitale contre les violeurs d’enfants, «tout en cherchant des peines alternatives plus sévères à l’encontre de ces criminels, y compris la castration chirurgicale», précise-t-il selon le même site d’information Al Yaoum 24.

Selon le bureau régional de la LMDH de la ville d’Ouezzane, le crime a eu lieu dans le douar (petit village) d’Ain Harrach (commune rurale de Zoumi), situé dans la même région. Le père de la victime, habitant au douar d’Aghbalou, commune de Teroual, avait déclaré que sa fille, âgée de cinq ans, avait été violée par son beau-frère (45 ans), alors qu’elle était chez son grand-père.La fillette a été présentée à un médecin de l’hôpital régional d’Ouezzane qui a confirmé les faits via un certificat médical, suite à quoi son père a déposé une plainte auprès de la gendarmerie royale, a précisé Hespress.

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