Le ministère de l’Intérieur a qualifié d’«extrêmement regrettable» la fuite sur Internet des données personnelles de 130.000 gendarmes sur le site d’un prestataire en habillement.

Un prestataire de service en matière d’habillement des gendarmes a laissé temporairement accessible en ligne la base des données personnelles de quelque 130.000 militaires. Le fichier datant de 2018 comprenait les noms, les dates de naissance et la commune de résidence de ces personnes, selon une source proche du dossier citée par Le Dauphiné.

La bévue a été repérée le 23 août dernier. Elle a entrainé le retrait du listing en question et la fermeture immédiate du site Internet Vetigend à la demande de la Gendarmerie nationale.

Par précaution, le site Vetipol, dédié à l’habillement des policiers et non impacté par ce problème, a été également mis hors ligne.

L’«erreur d’un informaticien»

Le ministère de l’Intérieur a jugé cet incident «extrêmement regrettable».«A priori, cette faille est due à une erreur d’un informaticien chez le prestataire», a supposé une source proche du dossier.

La Gendarmerie nationale a porté plainte pour pouvoir établir qui avait pu accéder à ce fichier et retracer l’historique des connexions. Un audit interne a été lancé à la Gendarmerie pour améliorer la sécurité de ces dispositifs.

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