Un représentant du mouvement Hezbollah au parlement libanais a mis Israël en garde contre toute agression visant le Liban et ses pays voisins.

Le Hezbollah n’envisage pas de pousser les tensions avec Israël jusqu’à un conflit ouvert, mais reste prêt à répondre à toute agression, a déclaré le député libanais Walid Sukkariyah, membre du bloc Loyalty to the Resistance, qui représente le mouvement chiite au parlement national.

Ses déclarations interviennent à la suite d’un tir dimanche 1er septembre de missiles antichars du Hezbollah sur le nord d’Israël, qui a répliqué par des frappes dans le sud du Liban.

«Le Hezbollah ne compte pas pousser la situation à un conflit armé. L’opération a été menée avec précision pour éviter de faire exploser la situation. La Résistance a atteint son objectif: Israël a retenu la leçon», a déclaré M.Sukkariyah.

Selon le parlementaire, le Hezbollah est aujourd’hui à même de répondre à une agression israélienne visant le Liban ou n’importe quel autre pays voisin.

«La Résistance ne veut pas de guerre avec Israël, mais ne la fuit pas non plus», a-t-il souligné.

Il a fait valoir que le Hezbollah disposait de missiles modernes dotés d’une importante capacité de destruction.

«Tel Aviv en est parfaitement conscient, et une escalade des tensions n’est pas dans ses intérêts. Si Netanyahou décide de provoquer une escalade à l’approche des élections, il essuiera des revers politiques», a indiqué l’interlocuteur de l’agence.

Spirale de tensions

Le chef du mouvement chiite Hassan Nasrallah a affirmé lundi 2 septembre qu’en cas d’attaque israélienne, le Hezbollah était prêt à frapper l’État hébreu «en son cœur» et «en profondeur».

Précédemment, un bombardement de l’armée israélienne a tué deux combattants du Hezbollah. Par la suite, les autorités libanaises ont déclaré que des drones israéliens avaient attaqué la banlieue sud de Beyrouth dans la nuit du 24 au 25 août. Le Président libanais Michel Aoun a qualifié ces attaques de «déclaration de guerre».

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