La justice vénézuélienne a annoncé l’arrestation de trois dirigeants d’une agence de mannequins enfants de Caracas qui, selon le parquet, commercialisaient des photos et des vidéos pédopornographiques de certains de leurs très jeunes modèles.

Les familles des victimes présumées ont alerté les autorités en affirmant que l’agence Belankazar commercialisait «des vidéos et des photos de jeunes filles et d’adolescentes contre des sommes en dollars», a indiqué le procureur général, Tarek William Saab, qui a annoncé l’ouverture d’une enquête. Trois dirigeants de Belankazar ont été interpellés, a déclaré mardi soir sur Twitter Douglas Rico, le chef de la police scientifique vénézuélienne. Ses services ont aussi «saisi tout le matériel informatique (de l’agence, ndlr) afin de réaliser les analyses informatiques qui s’imposent», a-t-il poursuivi.

Dans un communiqué, l’agence Belankazar, fondée en 1989, a réfuté les accusations, assurant que «d’aucune manière notre production ne sexualise nos mannequins ou n’alimente la pédophilie». Sur son site internet, Belankazar propose des formations de mannequins aux enfants. Pour l’intégrer, les filles doivent avoir au moins 5 ans et les garçons au moins 13 ans. L’affaire suscite l’émoi au Venezuela, pays où les concours de beauté sont extrêmement populaires.

«Une enquête doit absolument être menée et c’est une affaire qui doit être prise très au sérieux», a expliqué à l’AFP Fernando Pereira, directeur de Cecodap, une ONG de protection de l’enfance.

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