Le président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré ce jeudi 5 septembre qu’il n’aurait peut-être pas d’autre choix que de rouvrir les portes de l’Europe aux migrants si la Turquie ne bénéficie pas d’une aide internationale accrue pour prendre en charge les réfugiés syriens.

 

Ankara redoute un nouvel afflux de réfugiés en raison de l’offensive des forces gouvernementales syriennes soutenues par la Russie contre la province d’Idlib, dernier territoire rebelle dans le nord-ouest de la Syrie, où vivent quelque trois millions de civils dont de nombreux déplacés des précédents combats. La Turquie, qui héberge déjà plus de quatre millions de réfugiés syriens, a conclu fin 2015 un accord avec l’Union européenne pour endiguer les flux migratoires après l’arrivée de plus d’un million de réfugiés en Europe de l’Ouest via la «route des Balkans» pendant l’été 2015.

Dans un discours prononcé ce jeudi à Ankara, Recep Tayyip Erdogan a aussi brandi une fois encore la menace d’une intervention militaire turque dans les territoires contrôlés par les Kurdes dans le nord de la Syrie si les négociations avec les Etats-Unis en vue de la création d’une «zone de sécurité» le long de la frontière turque n’aboutissent pas.

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