Fraîchement revenu de Syrie, où il s’était rendu avec trois élus du Rassemblement national, l’ancien Insoumis Andréa Kotarac a atterri ce lundi 2 septembre au Parlement européen en tant qu’assistant d’un député européen RN.

L’ancien membre de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon, dont le passage prompt au soutien du Rassemblement national (RN) à la veille des européennes a été qualifié par ce dernier de «coup monté», vient de devenir assistant du député européen RN Hervé Juvin selon le journal L’Opinion.

Le député a évoqué au média les «qualités d’orateur» d’Andréa Kotarac qui l’ont interpellé lors d’une rencontre de campagne pour les européennes dans le fief électoral de Marine Le Pen, à Hénin-Beaumont.

Un séjour en Syrie controversé

Le 2 septembre, il a achevé une visite «controversée» à Damas, selon des médias français, en compagnie de trois personnalités politiques françaises, les eurodéputés du Rassemblement national Thierry Mariani, Nicolas Bay et Virginie Joron. Dans la capitale syrienne, ils ont notamment rencontré le Président Bachar el-Assad.

«C’était une démarche personnelle avant son embauche, qui ne nécessite donc pas mon commentaire», a commenté Hervé Juvin, contacté par l’Opinion sur cette visite.

De La France insoumise au Rassemblement national

Andréa Kotarac a quitté La France insoumise peu avant le tenue des élections européennes 2019. Il a fait savoir qu’il s’apprêtait à voter, lors des élections européennes, pour le Rassemblement national afin de «faire barrage» à Emmanuel Macron. Il a fait remarquer qu’il n’adhérait pas au parti de Marine Le Pen, mais a appelé à voter pour ce parti aux européennes. Jean-Luc Mélenchon a par la suite réagi et qualifié son ancien partenaire de «boule puante de fin de campagne» et de «traître».

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