Une jeune femme, dont le père est un rabbin orthodoxe, a ouvert à Tel-Aviv une boutique commercialisant des jouets sexuels conformes aux lois juives, c’est-à-dire un «sex-shop casher».

Chana Boteach, dont le père est un rabbin orthodoxe américain, a ouvert à Tel-Aviv, début juillet, une boutique où les clients peuvent se procurer des colliers se transformant en petits fouets et des rubans adhésifs pour des pratiques sadomasochistes. Cependant, aucun de ces objets ne fait vraiment mal, car le judaïsme proscrit de causer de la douleur, explique la propriétaire.

Il s’agit d’une première à Tel-Aviv, concèdent plusieurs médias qui ont relaté la nouvelle. Mme Boteach popularise le «sexe casher», c’est-à-dire la sexualité marquée de valeurs juives, qui prévoient des relations sexuelles dans le cadre du mariage. «Les gens mariés sont ceux qui ont le plus besoin de ces nouveautés», a-t-elle expliqué.

Vocation du sexe dans le judaïsme

Ces valeurs lui ont été inculquées dès son enfance. «Le judaïsme a toujours professé que le sexe, c’est avant tout une question d’intimité et de plaisir. Il n’a jamais professé que c’était uniquement pour procréer!», affirme son père, rabbin de 52 ans et père de neuf enfants.

​En 1999, il a suscité un scandale en publiant un livre qui décrit le désir sexuel comme plus important que l’amour. Il est déjà l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages dont le dernier en collaboration avec Pamela Anderson.

Les aides sexuelles proposées dans le magasin sont destinées à «aider les couples mariés à créer de l’intimité dans une relation», a expliqué Chana Boteach au Times of Israel. «Selon les textes, quand une femme veut quelque chose au lit, son mari doit la satisfaire», affirme-t-elle.

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