Le détective allemand Josef Resch est d’accord pour discuter avec la Malaisie du transfert des informations qu’il détient sur le crash du vol MH17 dans le Donbass en 2014.

Josef Resch est prêt à parler avec les autorités malaisiennes de la question du transfert des informations dont il dispose sur l’affaire du crash du vol MH17 en Ukraine après que le Premier ministre de la Malaisie, Mahathir Mohamad, a déclaré qu’il était prêt à recevoir ses preuves.

«Nous partons du principe que le gouvernement malaisien s’adressera personnellement à nous via son ambassade ou un avocat mandaté. Pour que [ces représentants puissent, ndlr] ensuite informer le gouvernement malaisien du déroulement prévu des événements si les conditions étaient remplies», a répondu Josef Resch, qui lui demandait s’il était prêt à fournir au gouvernement de la Malaisie les dossiers de son investigation.

Les doutes de la partie malaisienne

Comme l’a déclaré, à son tour, ce 5 septembre le Premier ministre malaisien, son pays était prêt à entendre les preuves de Josef Resch qui n’ont pas été prises en compte par le groupe d’enquête  dans l’affaire du crash. Et d’ajouter que l’enquête se déroulait sous la direction du parquet néerlandais sans la participation de la Russie, et qu’elle était basée sur la position de personnes qui ne pouvaient pas être impartiales. Pour une enquête vraiment juste, Mahathir Mohamad a suggéré de créer un nouvel organe neutre avec la participation d’experts de différents pays ayant une expérience dans de telles affaires de crashs aériens.

Plus tôt, Josef Resch, qui a enquêté sur le crash du MH17 depuis 2014, avait affirmé qu’il connaissait les noms des individus responsables du crash et d’autres informations sur les causes de la tragédie ignorées par l’enquête internationale. Le détective avait fait savoir qu’il pourrait s’adresser à la Russie, à la Malaisie et à d’autres pays en proposant de divulguer ses informations sur les raisons de la tragédie, les noms des personnes responsables, ainsi que les données satellites en sa possession.

En août, Josef Resch a adressé une nouvelle lettre ouverte à l’enquête internationale en disant qu’il était toujours prêt à transmettre publiquement au groupe d’enquête international les preuves sur cette affaire, mais qu’il pourrait aussi étudier d’autres «possibilités transparentes» pour rendre publiques ses informations.

Crash du Boeing malaisien

Le vol MH17 assuré par un Boeing malaisien, qui devait relier Amsterdam à Kuala Lumpur, s’est écrasé le 17 juillet 2014 dans les environs de Donetsk en Ukraine. 298 personnes se trouvaient à bord – personne n’a survécu. Kiev a accusé du crash les insurgés, qui ont rétorqué qu’ils ne disposaient pas de moyens capables d’abattre un avion à une telle altitude.

Le JIT, qui mène l’enquête sur les circonstances du crash sous la direction du parquet néerlandais et sans la participation de la Russie, a présenté plus tard des conclusions intermédiaires. L’enquête affirme que le Boeing aurait été abattu par un système antiaérien Bouk appartenant à la 53e brigade antiaérienne russe de Koursk.

Le ministère russe des Affaires étrangères a déclaré que les accusations du JIT concernant l’implication de la Russie dans le crash du Boeing malaisien étaient «infondées», et que l’enquête était «préconçue et unilatérale». Plus tard, Vladimir Poutine a noté que la Russie n’avait pas été admise à participer à l’enquête sur le crash de l’avion dans l’Est de l’Ukraine, et que Moscou pourrait reconnaître les résultats de l’enquête seulement s’il y participait à part entière. Tous les missiles dotés du moteur présenté par la commission néerlandaise chargée de l’enquête ont été recyclés après 2011, a indiqué le ministère russe de la Défense.

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