La Chine insiste pour que les États-Unis cessent d’exercer une pression excessive sur les sociétés chinoises et arrêtent d’avancer des accusations infondées à leur égard.

«Ce comportement est immoral», a déclaré mardi en conférence de presse la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hua Chunying, fustigeant les attaques américaines contre les entreprises du pays.

«La Chine s’oppose résolument à ce qu’à chaque occasion qui se présente, sans aucune raison, les États-Unis avancent leurs accusations mensongères à l’encontre des entreprises chinoises et abusent de leur influence étatique pour faire pression sur certaines sociétés chinoises. Un tel comportement est absolument indigne et immoral», a poursuivi Hua Chunying.

La diplomate a ajouté que ces actions allaient à l’encontre des principes de l’économie de marché promus par les USA, qu’à terme un sérieux préjudice serait porté à la réputation américaine, et que la conviction des entreprises d’autres pays dans l’intérêt du développement de la coopération avec les Américains serait sérieusement impactée.

«Nous insistons pour que les États-Unis cessent de faire pression sur certaines entreprises chinoises sans aucune raison et créent un climat d’affaires non discriminatoire, juste et équitable pour les entreprises chinoises travaillant aux États-Unis», a souligné la porte-parole de la diplomatie chinoise.

La plainte de Huawei 

En juin, Huawei avait déposé une plainte devant la justice américaine contre le ministère du Commerce de ce pays, en exigeant de rendre les équipements de communication saisis en Alaska. Pendant deux ans, les responsables américains n’arrivaient pas à prendre de décision sur la création ou non d’une licence spéciale pour l’évacuation de ces équipements, qui avaient été envoyés en juillet 2017 pour des tests en laboratoire en Californie, mais avaient été saisis en Alaska sur le chemin du retour vers la Chine.

La société a retiré sa plainte contre le gouvernement américain après que Washington a finalement autorisé l’évacuation des équipements de communication de Huawei saisis deux ans plus tôt pour suspicion d’infraction au contrôle douanier.

L’administration américaine accuse Huawei de collaborer avec les militaires et les renseignements chinois, et la soupçonne d’espionner ses clients. Les États-Unis tentent également de persuader certains pays de ne pas utiliser l’infrastructure et les équipements de Huawei pour passer aux normes de communication cellulaire 5G. La compagnie chinoise déclare que ces accusations sont infondées, politiquement motivées et vont à l’encontre des principes de la libre concurrence marchande.

En mai, le ministère du Commerce américain a inscrit Huawei sur liste noire, ce qui l’empêche d’acheter des composants et des technologies des producteurs américains. Huawei se trouve également sur la liste des compagnies avec lesquelles une collaboration avec des entreprises américaines sans licence spéciale est interdite. Par la suite, les États-Unis avaient accordé à Huawei un délai l’autorisant à acquérir des produits américains pour entretenir les réseaux et les mises à jour des logiciels des téléphones actuels (le 19 août lors de la dernière autorisation, pour 90 jours).

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