À la demande des proches des victimes des attentats du 11 septembre, Washington a accepté de révéler le nom d’un nouveau suspect dans l’affaire, ce qui pourrait mettre l’Arabie saoudite dans l’embarras.

Les autorités américaines ont annoncé qu’elles avaient l’intention de révéler l’identité d’un individu soupçonné d’avoir ordonné à deux responsables saoudiens d’aider des auteurs des attaques du 11 septembre 2001, rapportent les médias occidentaux.

Selon l’AFP, ce sont des proches des victimes des attentats qui ont demandé la levée du secret entourant l’intéressé. Le FBI et le ministère de la Justice ont décidé de leur donner satisfaction «à la lumière de la nature exceptionnelle de ce dossier».Les familles des victimes ont salué l’annonce de la déclassification à venir. Selon l’avocat Terry Strada qui les représente, il s’agit d’un «bon résultat», même si l’on ne devrait pas «avoir à quémander pour obtenir ce type d’information ni être laissé dans le noir au sujet de l’implication saoudienne».

Riyad nie toute responsabilité

Sur les 19 terroristes qui ont détourné les quatre avions de ligne, dont deux ont percuté les Twin Tours, faisant près de 3.000 morts, 15 étaient des ressortissants saoudiens.

À Riyad, les autorités démentent toute implication dans les attaques du 11 septembre orchestrées par Oussama Ben Laden, lui-même d’origine saoudienne. En septembre 2016, le Congrès américain a voté une loi permettant aux familles de victimes des attentats de poursuivre Riyad en justice.Le procès des cinq hommes, dont le cerveau autoproclamé de l’attentat Khaled Cheikh Mohammed, accusés d’avoir planifié les attaques contre le WTC devrait s’ouvrir en janvier 2021 sur la base militaire américaine de Guantanamo.

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