Washington a accusé jeudi l’Iran d’avoir « menti » aux Européens et à la communauté internationale en livrant du pétrole à la Syrie après s’être engagé à ne pas le faire.

A view of the Grace 1 super tanker i near a Royal Marine patrol vessel in the British territory of Gibraltar, Thursday, July 4, 2019. Spain’s acting foreign minister says a tanker stopped off Gibraltar and suspected of taking oil to Syria was intercepted by British authorities after a request from the United States. (AP Photo/Marcos Moreno)

Le navire Grace 1, ensuite rebaptisé Adrian Darya 1, avait été arraisonné en juillet au large de Gibraltar avant d’être autorisé à repartir mi-août par ce territoire britannique, dont les autorités ont assuré avoir reçu la promesse écrite de l’Iran de ne pas envoyer en Syrie les 2,1 millions de barils de pétrole iranien qu’il transportait. Téhéran a nié avoir pris un tel engagement.

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Le pétrolier a ensuite été signalé dans le port syrien de Tartous, et Londres avait déjà accusé mardi l’Iran d’avoir livré le pétrole à la Syrie malgré ses assurances.

« Le régime iranien a livré le pétrole à la Syrie » et a « menti à ce sujet à l’UE et a menti à ce sujet à la communauté internationale », a-t-elle ajouté devant la presse à Washington.

Priée de dire si les Etats-Unis disposaient d’éléments pour étayer cette accusation, elle a répondu: « je ne le dirais pas devant les caméras si ce n’était pas le cas ».

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