Benjamin Netanyahu a invité jeudi matin son rival Benny Gantz à former un gouvernement d’union nationale en Israël, les élections législatives de dimanche n’ayant pas permis de dégager de majorité claire à la Knesset.

Coup de théâtre signé Benjamin Netanyahu. Deux jours après les élections législatives israéliennes qui n’ont pas réussi à dégager une majorité claire, le Premier ministre israélien a appelé jeudi 19 septembre son rival Benny Gantz à la formation d’un gouvernement d’union nationale.

« Lors des élections, j’ai appelé à la mise en place d’un gouvernement de droite. Malheureusement, les résultats des élections montrent que cela n’est pas possible. Le peuple n’a pas tranché entre les deux blocs. Par conséquent, il n’y a pas d’autre choix que de former un gouvernement d’union, aussi large que possible », a déclaré M. Netanyahu dans un message vidéo.

Les résultats encore provisoires du scrutin législatif en Israël créditent le Likoud de Benjamin Netanyahu de 32 sièges sur les 120 de la Knesset, contre 33 pour le parti Kahol Lavan (« Bleu-blanc ») de l’ancien général Benny Gantz.

En ajoutant leurs alliés respectifs et potentiels, des partis religieux ou très marqués à droite pour Benjamin Netanyahu, et des formations à gauche ou arabes pour Benny Gantz, le compteur tombe à 56 députés dans chaque camp. Un chiffre qui se situe sous la barre de 61 permettant d’obtenir une majorité à la Knesset, le Parlement.

« Benny, nous devons mettre en place un gouvernement d’union le plus large possible aujourd’hui. Le peuple attend de nous deux que nous prenions nos responsabilités et que nous agissions en coopération », a déclaré Benjamin Netanyahu jeudi.

« C’est pourquoi je t’appelle, Benny. Rencontrons-nous aujourd’hui, à n’importe quel moment, pour faire avancer ce processus qui est plus que jamais d’actualité. Nous n’avons pas le droit d’aller vers une troisième élection – je suis contre. L’ordre du jour – un gouvernement d’union large, aujourd’hui », a souligné le Premier ministre.

Il s’agit d’un changement de ton abrupt pour Benjamin Netanyahu qui, la veille encore, affirmait que le pays n’avait que deux choix : soit un gouvernement de droite dirigé par lui, soit un « gouvernement dangereux qui repose sur les partis arabes ». Une pique contre son adversaire Benny Gantz, qui avait promis d’ouvrir des discussions avec les formations arabes dans l’espoir d’arriver à une coalition.

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