Le Président de la République a répondu sur Europe 1 à la militante écologiste Greta Thunberg qui a dénoncé à l’Onu l’inaction des dirigeants du monde sur le climat et porté plainte notamment contre la France.

Emmanuel Macron a répliqué à Greta Thunberg, devenue un symbole international de la conscience climatique qui, lundi 23 septembre à l’Onu, a déposé plainte contre cinq pays dont la France.

«Des positions très radicales, c’est de nature à antagoniser nos sociétés», a lancé le chef de l’État en se référant à l’adolescente, dans une interview accordée à Europe 1.

16 jeunes, dont Greta Thunberg, ont annoncé lundi une nouvelle offensive, sur le terrain juridique cette fois, en dénonçant l’inaction des dirigeants comme une atteinte à la convention de l’Onu sur les droits de l’enfant.

Bien que les dirigeants du monde aient signé cette convention il y a 30 ans, par laquelle ils s’engagent à protéger la santé et les droits des enfants, «ils n’ont pas tenu leurs engagements», a déclaré l’égérie suédoise du climat.

«Que les mobilisations se concentrent sur ceux qui sont le plus loin»

Le Président de la République a par ailleurs réitéré sa position, estimant que les jeunes devaient plutôt manifester contre les pays qui ne «bougent» pas, après avoir récemment cité à cet égard la Pologne, accusée de bloquer le consensus européen pour l’adoption de la neutralité carbone à l’horizon 2050.«Toutes les mobilisations de notre jeunesse ou des moins jeunes sont utiles. Mais il faut qu’elles se concentrent maintenant sur ceux qui sont le plus loin, ceux qui essaient de bloquer. Je n’ai pas le sentiment que le gouvernement français ou le gouvernement allemand, aujourd’hui, sont en train de bloquer», a déclaré Emmanuel Macron en déplacement à New York.

Et de pousuivre: «Quand je vois qu’on va fermer l’ensemble de nos activités charbon, qu’on stoppe l’exploitation d’hydrocarbures, qu’on est en train de bouger, je ne suis pas sûr que ce soit la voie la plus efficace».

Les cinq années passées devraient constituer la période la plus chaude jamais enregistrée, selon un rapport publié dimanche 22 septembre par l’Onu. La Terre est en moyenne plus chaude d’1°C qu’au XIXe siècle, et finira à au moins +3°C en 2100 dans l’état actuel des engagements.

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