L’attentat de Nice et la mort de sa fille de 12 ans, Amie, a bouleversé la vie de Thierry Vimal. Il souhaitait montrer «l’impact et les répercussions» de la tragédie sur sa vie et a décidé d’écrire. Pour 20 Minutes, il est revenu sur son livre «19 tonnes», comme le poids du camion-bélier…

Il aura fallu trois ans à Thierry Vimal pour écrire «19 tonnes» dans lequel il raconte les six mois qui ont suivi l’attentat du 14 juillet 2016 à Nice, dans lequel sa fille Amie, âgée de 12 ans, a perdu la vie. Dans une interview accordée à 20 Minutes, ce père de famille se souvient de cette période difficile.

«En décembre 2016, quand on s’est échappé au Japon pour s’éloigner de Nice, j’ai acheté un premier cahier pour commencer à prendre des notes. Mais quand j’y repense, dès le 15 juillet, je réécrivais déjà des passages de ce qui nous arrivait dans ma tête», précise-t-il.

Montrer «tout l’impact et les répercussions»

Selon Thierry Vimal, il a relu 2.000 pages de SMS, de conversations Messenger et d’articles de presse pour raconter tout ce qui s’est passé dans sa vie pendant les six mois qui ont suivi l’attentat.

«J’ai voulu montrer tout l’impact et les répercussions d’un attentat, tout le poids de ce 19 tonnes qui explose tout. Je partage des moments d’intimité de mon couple notamment, qui était en pleine séparation à ce moment-là. Il y a des séquences de colère, de chagrin, de disputes mais aussi d’apaisement. Je parle aussi de sexualité mais ce n’est pas exhibitionniste. C’est juste le reflet de toutes les émotions traversées.»

Interrogé sur le présent, l’homme dit «vivre au jour le jour, avec des moments d’abattement». Mais il estime qu’il ne doit pas baisser les bras pour sa deuxième fille et sa mère. Pourtant, dans les premiers mois, il pensait «au suicide altruiste, à tous nous tuer».

«Pour moi, la vie s’est arrêtée ce jour-là», résume-t-il, précisant qu’il est toujours suivi par une psychiatre qui l’a persuadé de prendre des antidépresseurs légers.

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