Des centaines de personnes se sont rassemblées « pour Christine« , jeudi 26 septembre, dans la cour d’une école maternelle de Pantin (Seine-Saint-Denis) où une directrice d’école s’est donné la mort lundi, rapportent les médias locaux.

Directeurs d’école, enseignants, parents d’élèves, élus ou syndicalistes se sont retrouvés à la sortie des classes. Certains, les yeux rougis, ont déposé des fleurs blanches près du hall où le corps de la directrice de 58 ans a été retrouvé.

Peu avant de mettre fin à ses jours, la fonctionnaire a envoyé un courrier dénonçant ses conditions de travail aux autres directeurs des établissements de la ville, où elle travaillait depuis près de 30 ans. « Les directeurs sont seuls ! », y écrivait-elle, faisant part de son « épuisement » face au manque de soutien de la part de l’Etat, du rythme scolaire des enfants, ou encore des pratiques « chronophages ».

« L’Education nationale, le ministre, doivent urgemment prendre acte du geste désespéré de notre collègue et réagir en conséquence », a déclaré au micro une directrice d’école, s’exprimant au nom de ses collègues réunis jeudi soir. Son geste « est révélateur de la souffrance au travail partagé par l’ensemble des personnels », a-t-elle ajouté. « Christine, même si c’est trop tard, on t’a entendue et on ne t’oubliera pas ! », a-t-elle lancé des larmes dans la voix. Jeudi après-midi, le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer s’est rendu sur place pour rencontrer les personnels de l’école. Dans un tweet, il a exprimé « sa profonde tristesse » et indiqué avoir missionné l’Inspection générale.

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