La Hongrie doit faire davantage d’efforts pour prévenir la traite des enfants, y compris parmi les migrants et les demandeurs d’asile, qu’il s’agisse de prostitution ou d’exploitation par le travail, a demandé ce vendredi un groupe d’experts du Conseil de l’Europe.

 

«Les autorités hongroises devraient intensifier leurs efforts de prévention de la traite des enfants, notamment en sensibilisant et en formant le personnel qui travaille avec des enfants», estime le Conseil de l’Europe dans un rapport d’évaluation publié ce vendredi à Strasbourg. Il s’agit aussi de sensibiliser «les enfants eux-mêmes, y compris les enfants placés en institution, aux risques de traite et à la sécurité en ligne», poursuit-il.

Le Greta -groupe d’experts qui suit la mise en oeuvre de la Convention du Conseil sur la lutte contre la traite des êtres humains- demande à la Hongrie d’«abroger les lois qui permettent d’infliger des amendes, voire des peines de prison, aux enfants se livrant à la prostitution». Ceux-ci, souligne-t-il, doivent être considérés par les policiers «comme des victimes potentielles de la traite, et non pas comme des délinquants».

Le groupe d’experts demande aussi à Budapest de «mieux identifier les victimes potentielles de la traite parmi les migrants et les demandeurs d’asile, y compris dans les zones de transit».Il appelle notamment les autorités hongroise à déployer «des efforts supplémentaires pour identifier de manière proactive» les victimes, dont celles de la traite «aux fins d’exploitation par le travail».Le rapport du Conseil de l’Europe note toutefois les «progrès» réalisés depuis 2015, avec la création de «nouveaux centres de soutien aux victimes d’infractions» ou de «nouvelles dispositions sur la protection des témoins et des victimes» introduites dans le Code de procédure pénale.La Convention du Conseil de l’Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains est entrée en vigueur en 2008 et déjà applicable dans 46 pays d’Europe.

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