Donald Trump a déclaré dimanche 29 septembre vouloir rencontrer le membre du renseignement américain qui a transmis le signalement sur l’entretien téléphonique que le président américain a eu avec son homologue ukrainien en juillet dernier et qui a motivé l’ouverture par les démocrates d’une procédure de destitution.

 

La Chambre des représentants, où le Parti démocrate est majoritaire, a décidé d’entamer une procédure de destitution («impeachment») à l’encontre du président républicain, qu’elle soupçonne d’avoir abusé de ses pouvoirs pour nuire à son plus sérieux rival démocrate pour l’élection présidentielle de novembre 2020, l’ancien vice-président Joe Biden.

Motif de cette procédure, l’alerte lancée par un membre des services du renseignement américain sur un entretien entre Donald Trump et Volodomir Zelenski le 25 juillet dernier au cours duquel le chef de la Maison blanche a demandé au président ukrainien d’ouvrir une enquête sur Joe Biden et son fils pour des soupçons de corruption.

Dans une série de messages publiés sur Twitter dimanche soir, Donald Trump a dit vouloir «rencontrer» le lanceur d’alerte, qu’il a désigné comme «mon accusateur», ainsi que «la personne qui a illégalement transmis» les informations au lanceur d’alerte. «Cette personne espionnait-elle le président américain ? Lourdes conséquences !», a écrit Trump sur le réseau social.

Selon l’émission de télévision 60 Minutes diffusée dimanche sur CBS, le lanceur d’alerte a été placé sous protection fédérale après avoir reçu des menaces. Les démocrates de la Chambre des représentants ont poursuivi leur enquête en assignant à comparaître le secrétaire d’État Mike Pompeo afin qu’il transmette des documents concernant des contacts avec le gouvernement ukrainien.

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