Le jeune conservateur Sebastian Kurz a remporté les élections législatives autrichiennes du 29 septembre, selon les projections, signant son probable retour à la chancellerie. Les populistes de droite reculent derrière les sociaux-démocrates.

Quatre mois après avoir été renversé par le retentissant scandale de l’«Ibizagate», qui a poussé son allié du FPÖ à quitter le gouvernement, l’ex-chancelier autrichien Sebastian Kurz, 33 ans, a réussi son pari. Son parti conservateur (ÖVP) obtient environ 37% des suffrages aux élections législatives du 29 septembre, améliorant même son score de 2017 de presque six points, selon les projections de la télévision publique ORF.

Les Autrichiens ont sanctionné le parti populiste de droite FPÖ pour ce scandale : celui-ci perdrait environ 10 points par rapport au scrutin de 2017, à environ 16 %. Il arrive derrière les sociaux-démocrates qui prennent la seconde place avec environ 22 % des voix.

Dans une campagne où les enjeux climatiques ont pris une place majeure, les Verts enregistrent une progression fulgurante : sortis du Parlement autrichien avec moins de 4 % des voix il y a deux ans, ils y font leur retour, avec entre 13 et 14% des suffrages selon les projections.

Le parti libéral NEOS est la cinquième formation à intégrer le nouveau Parlement à quelque 7 % des suffrages.

«Nous nous préparons à l’opposition», a indiqué aux journalistes le chef du FPÖ Norbert Hofer, «pas ravi» du résultat du scrutin et qui souhaite «reconstruire» son parti. Les populistes de droite et les conservateurs autrichiens ont gouverné ensemble de décembre 2017 à mai dernier au sein d’une coalition, qui a éclaté après le scandale du «Ibizagate».

L’ex-chancelier Kurz s’expose maintenant à des négociations ardues dans sa quête d’alliés pour gouverner. Selon les projections, le leader conservateur aurait la possibilité arithmétique de former une coalition avec les sociaux-démocrates, avec le FPÖ ou les Verts, trois options qui s’annoncent périlleuses pour le jeune dirigeant qui a promis aux Autrichiens le retour de la stabilité. Tout au long de la campagne électorale, l’ex-chancelier s’est gardé d’exprimer sa préférence pour conserver le maximum de marge de manœuvre.

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