Une centaine de communes des Hauts-de-France «auraient été impactées par les retombées du panache de fumée» de l’incendie de l’usine chimique Lubrizol de Rouen, selon les autorités qui y ont interdit «à titre conservatoire» la récolte des cultures et des denrées alimentaires d’origine animale seront gelées, relate l’AFP.

La pollution entraînée par l’incendie de l’usine Lubrizol de Rouen a pu impacter les productions et récoltes agricoles dans 112 communes, a annoncé la préfecture.

«Les retombées de suie occasionnées par ce nuage sur les zones de production agricoles sont susceptibles de présenter un risque de santé publique qui nous impose la prise de mesures conservatoires immédiates guidées par le principe de précaution», justifie la préfecture de région.

Le lait, le miel collectés et les œufs d’élevage en plein air pondus depuis jeudi «sont consignés sous la responsabilité de l’exploitant jusqu’à l’obtention de garanties sanitaires sur les productions, sur la base de contrôles officiels,» peut-on lire dans les arrêtés des préfectures publiés dimanche.

«À défaut de garanties sanitaires satisfaisantes, ces productions seront retirées de la consommation humaine et de l’alimentation animale et détruites», ajoutent les textes. Les cultures végétales non récoltées avant jeudi ou susceptibles d’avoir été exposées aux contaminations sont également consignées. Le non-respect de cette mesure est puni de deux ans de prison et d’une amende de 300.000 euros.

Une fois la consignation levée, la mise sur la marché «s’effectuera sous la responsabilité de l’exploitant» qui devra faire lui-même des contrôles de conformité sanitaire de ses produits.

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