Un procès sous tension a débuté le 30 septembre à Chemnitz. Un groupuscule néonazi est accusé d’avoir voulu perpétrer des attentats en Allemagne, alors que le pays s’inquiète d’une montée des violences d’extrême droite.

Huit hommes, âgés de 21 à 32 ans, doivent répondre devant le tribunal de Dresde, ville de l’ex-RDA, de l’accusation « de formation d’un groupe terroriste d’extrême droite », selon le parquet fédéral de Karlsruhe, en charge des affaires de terrorisme.

A peine entamée, l’audience a été interrompue provisoirement afin de permettre à la cour d’étudier une requête de la défense demandant que l’ensemble du procès se tienne à huis clos.

Le procès, qui fait l’objet d’un grand intérêt médiatique, se tient dans la salle sécurisée du palais de justice de cette ville de Saxe, un Land considéré comme un bastion de l’extrême droite, où l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) s’est propulsée lors d’élections début septembre deuxième parti avec plus 27% des suffrages, à quelques encablures des conservateurs d’Angela Merkel.

L’accusation prévoit d’appeler pas moins de 75 témoins à la barre pour un procès qui doit durer jusqu’en avril 2020. Pour le procureur général Peter Frank, il s’agit de l’un « des plus importants procès concernant le terrorisme d’extrême droite » dans le pays.

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