Les nouveaux systèmes de défense antiaérienne S-500 Prometeï, dont la production a débuté en juillet, ont été testés en Syrie, selon le journal russe Izvestia, qui indique que les essais ont été jugés concluants.

Les principales unités des systèmes russes de défense antiaérienne S-500 Prometeï ont fait leurs preuves en Syrie, rapporte le journal Izvestia citant des sources au sein du ministère russe de la Défense et du secteur militaro-industriel.

Les interlocuteurs du quotidien ont indiqué que les essais avaient permis de révéler «certains problèmes» dans le fonctionnement du matériel militaire, ajoutant que ceux-ci avaient été réglés.

Selon Izvestia, les tests sont actuellement terminés, leurs résultats ont été jugés concluants.Le lieutenant-général Aïtetch Bijev, ancien vice-commandant de l’armée de l’air russe en charge de la DCA, a indiqué que lors des essais qui précèdent la livraison de n’importe quel armement au sein des troupes, le fonctionnement régulier de tous ses composants est toujours au centre de l’attention.

Il a ajouté que le matériel militaire doit «faire ses preuves dans des conditions techniques et climatiques extrêmes, et résister à l’usure».

«Ce n’est que ce mode d’exploitation qui permet de révéler les défauts. Toutes les défaillances et tous les problèmes sont par la suite recensés, enregistrés et des travaux visant à y remédier sont organisés», a poursuivi le lieutenant-général. Selon lui, la Syrie était adaptée à ce genre de tests en raison de son climat chaud avec beaucoup de poussière.

La production des S-500 a été lancée en juin 2019, les systèmes étant à ce jour réservés uniquement au marché russe. Conçu par le consortium Almaz-Anteï, le S-500 a une portée de 600 kilomètres et est capable de détecter et frapper simultanément jusqu’à 10 cibles supersoniques. Les concepteurs indiquent que ses capacités devraient surpasser les systèmes S-400 actuellement en service dans l’armée russe ainsi que ceux des systèmes de missiles américains Patriot Advanced Capability.

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