Les députés écossais ont adopté jeudi une loi pour interdire la fessée, faisant de l’Ecosse la première nation du Royaume-Uni à ériger en infraction pénale les punitions corporelles à l’encontre des enfants.

 

Cette loi entrera en vigueur d’ici 12 mois, après avoir été approuvée par la reine Elizabeth II. Jusqu’à maintenant, les parents ou les personnes ayant à leur charge des enfants étaient autorisés à faire usage de force physique «raisonnable» pour éduquer leurs enfants.

Jeudi, 84 députés contre 29 ont voté pour que cela change, malgré les 57% d’adultes résidant en Ecosse qui y étaient opposés, selon un sondage YouGov réalisé sur un échantillon de 1.546 personnes. «Je suis absolument ravi que le Parlement écossais ait franchi cette historique et courageuse étape», a déclaré le député du parti vert écossais John Finnie, qui a porté la proposition de loi.

La Première ministre écossaise Nicola Sturgeon, cheffe du parti indépendantiste écossais SNP, a tweeté que les enfants allaient désormais bénéficier de «la même protection que les adultes contre les agressions». Ce vote intervient une trentaine d’années après la suppression des châtiments corporels dans les écoles publiques britanniques. La Suède a été le premier pays au monde à interdire la fessée à la maison en 1979. A ce jour, plus d’une cinquantaine de pays ont suivi son exemple.

En France, la loi «anti-fessée» a été promulguée en juillet, inscrivant dans le Code civil, à l’article lu à la mairie lors des mariages, que «l’autorité parentale s’exerce sans violences physiques ou psychologiques».

Etiquette: ; ; ;