Le Premier ministre Nikol Pashinyan a rencontré cette semaine à deux reprises le président russe Vladimir Poutine à Erevan pour des entretiens qui, selon lui, donneront une impulsion aux relations russo-arméniennes.

Ces réunions ont fait suite à un sommet de l’Union économique eurasienne (UEE), dirigée par la Russie, qui s’est tenu dans la capitale arménienne plus tôt dans la journée.

Poutine a souligné le « caractère stratégique » des relations étroites entre la Russie et l’Arménie et a salué les « résultats positifs » du sommet lors de la déclaration liminaire qu’il a prononcée au cours de la première réunion avec Pashinyan dans un hôtel d’Erevan. Il a évoqué les accords commerciaux de l’UEE avec d’autres pays, notamment l’Iran et Singapour.

« Vous êtes celui qui a déployé tous les efforts possibles pour un travail aussi productif », a-t-il déclaré à Pashinyan. « Je tiens donc à féliciter et à vous remercier. »

Le Premier ministre arménien a qualifié la réunion de « brillante ». « Nos relations stratégiques connaissent un développement dynamique », a-t-il écrit sur sa page Facebook.

Les deux dirigeants se sont retrouvés à l’aéroport Zvartnots d’Erevan avant que Poutine ne rentre à Moscou vers minuit. Dans une autre publication sur Facebook, Pashinian a déclaré mercredi que leur « conversation détaillée » donnerait un nouvel élan aux relations russo-arméniennes. « Il n’a donné aucun détail sur les discussions.

La visite de Poutine en Arménie, la première depuis la » Révolution de velours « de 2018 qui a porté Pashinyan au pouvoir, n’a été officiellement confirmée qu’à la fin de la semaine dernière. Certains médias et commentateurs arméniens favorables à l’opposition avaient émis l’hypothèse qu’il puisse annuler le voyage ou éviter des rencontres bilatérales avec Pashinian en raison du refus des autorités arméniennes de libérer Robert Kocharian, un ancien président arménien accusé de corruption et de coup d’Etat.

Poutine avait de nouveau fait l’éloge de Kotcharian à l’occasion de son 65e anniversaire le 31 août. Il a rencontré l’épouse de Kotcharian, Bella, peu avant son départ d’Erevan.

Début septembre, le Service des migrations arméniennes a alimenté de nouvelles discussions sur les frictions entre Moscou et Erevan après avoir accordé l’asile à un militant antigouvernemental russe qui s’était installé en Arménie après avoir purgé une peine de quatre ans de prison en Russie.

Cette mesure sans précédent avait été prise près d’un mois après que les autorités russes avaient de leur côté refusé d’extrader Mihran Poghosian, un ancien haut fonctionnaire arménien accusé de corruption en Arménie. Moscou a également refusé à la fin de l’année dernière d’extrader Mikael Harutiunian, un ancien ministre arménien de la défense recherché par les autorités arméniennes pour coup d’Etat dans l’affaire de la répression du 1er mars 2008.

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