Une journaliste russe s’est vu retirer son passeport à son arrivée à l’aéroport de Téhéran avant d’être interpellée quelques jours plus tard, a annoncé l’ambassade locale de Russie. La diplomatie russe cherche à éclaircir la situation.

L’ambassadeur d’Iran a été convoqué ce vendredi 4 octobre au ministère russe des Affaires étrangères en lien avec l’interpellation d’une journaliste russe à Téhéran, a annoncé devant la presse Maria Zakharova, porte-parole de la diplomatie russe.

L’attaché de presse de l’ambassade de Russie à Téhéran a indiqué que la police aux frontières iraniennes avait retiré le passeport de la journaliste Ioulia Iouzik à son arrivée à l’aéroport international Imam-Khomeini.

«Selon les informations à notre disposition, Mme Iouzik s’est rendue par avion à Téhéran le 29 septembre sur une invitation privée. À son arrivée, la police aux frontières de l’aéroport Imam-Khomeini lui a retiré son passeport pour des raisons que l’on ignore actuellement», a-t-il indiqué.

«Le 2 octobre, la citoyenne russe a été arrêtée à l’hôtel où elle séjournait dans la capitale iranienne», a poursuivi le responsable diplomatique.

Il a ajouté que la journaliste n’avait informé l’ambassade ni au sujet de sa visite en Iran ni des difficultés rencontrées.«Nous faisons et ferons toutes les démarches nécessaires pour éclaircir la situation. Je voudrais ajouter que Mme Iouzik n’a pas informé l’ambassade au sujet de son arrivée à Téhéran, même si, selon les dires de son mari et de sa fille, elle s’attendait à ce qu’elle puisse rencontrer ici certains problèmes. Elle n’a pas non plus signalé les difficultés causées par le passeport retiré», a-t-il indiqué.

La mère de la journaliste affirme de son côté que cette dernière était soupçonnée de travailler pour le renseignement israélien, a fait savoir le porte-parole, tout en précisant que l’ambassade n’avait reçu aucune notification officielle de la part des autorités iraniennes.

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