L’administration Trump a fustigé samedi 5 octobre le «harcèlement» des démocrates à son encontre, après que l’opposition a sommé la Maison-Blanche de lui fournir des documents dans le cadre de l’enquête parlementaire en vue d’une procédure de destitution de Donald Trump.

 

Les démocrates, qui ont accusé le président américain d’«entrave et d’opérations de dissimulation» en refusant de collaborer avec leurs investigations, ont fait monter la pression sur l’exécutif en exigeant aussi du vice-président Mike Pence qu’il leur fournisse des documents. La présidence a jusqu’au 18 octobre pour obtempérer.

Trump est menacé d’une mise en accusation («impeachment») pour avoir demandé au président ukrainien Volodymyr Zelensky, lors d’un appel téléphonique le 25 juillet, de l’aider à rassembler des informations compromettantes sur Joe Biden, bien placé pour l’affronter en 2020.

En visite à Athènes, le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a jugé samedi que le Congrès avait «maltraité les employés du département d’Etat en les contactant directement et en cherchant à obtenir des documents qui appartiennent au département d’Etat». «C’est du harcèlement», a-t-il lancé.

Le secrétaire d’Etat, qui était présent lors de l’appel entre MM. Trump et Zelensky, a toutefois promis d’être «plus réactif» et de fournir «tous les documents requis par la loi».

Un assistant de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants avait indiqué à CNN que M. Pompeo n’avait pas livré dans le délai imparti les documents réclamés dans une injonction envoyée le 27 septembre.

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