Quelques milliers de personnes ont manifesté dimanche en Syrie près de Ras al-Aïn, ville majoritairement kurde située à la frontière avec la Turquie, pour dénoncer les menaces d’une offensive réitérées la veille par le président Recep Tayyip Erdogan.

Ankara a menacé à plusieurs reprises ces derniers mois de lancer une opération militaire en Syrie, exprimant son insatisfaction face aux efforts des Etats-Unis pour établir une « zone de sécurité », qui doit séparer la frontière turque des territoires kurdes du nord syrien.

« A bas Erdogan », « A bas l’occupation », ont scandé les manifestants massés directement à la frontière près de Ras al-Aïn, dans le nord syrien, a constaté un correspondant.

Le cortège a ensuite défilé sur plusieurs kilomètres pour rejoindre une base près de Tel Arqam, tenue par la coalition internationale emmenée par Washington, alliée aux forces kurdes dans le cadre de la lutte antidjihadiste, d’après la même source.

Samedi, le président turc est revenu à la charge. « Nous avons effectué nos préparatifs, achevé nos plans d’opération, donné les instructions nécessaires », a-t-il déclaré, ajoutant que l’offensive pouvait commencer « aussi tôt qu’aujourd’hui, demain ».

Les autorités kurdes en Syrie ont réagi en appelant la communauté internationale à « exercer une pression sur la Turquie pour l’empêcher de commettre toute agression ».

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